30/04/2019 : Retour sur la première visite apprenante GNIAC aux "startups d'Etat"

Ce 17 mai, nous étions une dizaine de gniacqueurs à être reçus par Pierre Piezzardi pour une présentation de beta.gouv.fr, réseau des incubateurs de Startups d’État
Une Startup d’État est un service public sans personnalité juridique propre, constituée d’une petite équipe totalement autonome. Elle est financée par une administration porteuse qui lui garantit un espace de liberté pour innover.
Elle naît de l’identification d’un problème rencontré par les citoyens comme par les agents publics, qu’elle se donne pour objectif de résoudre grâce à un service numérique.
QUOI ?
Aujourd'hui, ce sont 86 Startups d’État incubées dans 7 incubateurs, 23 sorties d’incubation, dont 12 abandonnées.
Ces 7 incubateurs autonomes partagent les mêmes objectifs et les mêmes valeurs. Leur ambition : amener à l’excellence les individus qu’ils accueillent – quel que soit leur rôle : responsable de produit, informaticien·ne, coach, designer, chargé·e de développement… – pour construire les services publics les plus utiles à nos concitoyens.
Nous avons assisté à leur réunion hebdomadaire d'une heure en mode "stand up" (1mn de présentation/projet sur les nouvelles de la semaine écoulée, puis 5mn de questions transverses à la fin), et clôturé la rencontre avec l'intervention du secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O.
COMMENT CA MARCHE ? : 
L'Etat d'esprit qui règne au sein de cette communauté totalement autonome de l'Etat est basé sur la l'horizontalité, la transversalité, la coopération, le décloisonnement, la disruption, l'innovation, l'amélioration continue. Les personnes qui y travaillent sont pilotées par un agent public et sont soit autoentrepreneurs, soit en CDD ou en stage, au service de leur "cause" et non de leur poste. Elles forment des équipes totalement autonomes (de 2 à 35 personnes comme pour le "Pass Culture" par exemple), soit environ 300 personnes qui sont là pour tester, expérimenter et non pas prototyper des innovations ayant pour but d'améliorer nos services publics. Elles ont entre 6 et 18 mois pour mettre en production de nouveaux projets testés "en réel" sur le terrain, avec les usagers, avant une éventuelle généralisation (comme "La Bonne Boîte" ou "Signaux Faibles"). Leur projet devra s'agréger à la structure d'Etat existante qui devra portant s'adapter à l'organisation de la start up progressivement.
Les dysfonctionnements sont remontés du terrain par un appel relayé auprès des agents publics du terrain et un appel est lancé auprès des agents motivés par le changement et le "faire mieux" à devenir "intrapreneurs d'Etat" pour être dans un rôle de "faire" et non plus "d'observateur".
Ils savant que "l'innovation est une désobéissance qui réussit" et ils acceptent également l'échec.
LES DÉFIS :
Comme pour toute start up, il faut être très agile pour pouvoir tester et évaluer son impact le plus rapidement possible, ce qui n'est pas évident face à la "technostructure" qui freine les ambitions, voire les ignore ou les regarde de haut. 
Ensuite, il y a la course aux financements auprès des ministères de tutelle, plus ou moins ouverts (transition écologique) ou fermés (éducation) à la démarche et la bataille pour tout simplement "exister" dans le "Système" plutôt cloisonné.
Enfin, un des enjeux majeurs est celui de la communication externe auprès...du grand public et donc des usagers, pour montrer qu'au sein de l'Etat il y a des gens engagés positivement à faire évoluer les choses "dans le bon sens" pour changer réellement la vie des gens (simplifications administratives, accès aux droits, insertion & apprentissage, etc.).
Bref, une sorte "d'esprit GNIAC" qui nous a bien plu...des contacts avec certaines start up vont d'ailleurs être pris en vue de notre prochaine plénière "ancien monde/nouveau monde".
Cet écosystème étant très ouvert et évolutif, nous vous inviterons certainement à une nouvelle visite ou à des événements organisés par ces start up.

VIDÉO de l'événement ICI !